Jean Cocteau disait, “Il vaut mieux faire aujourd’hui ce que tout le monde fera demain.”

Vous l’aurez deviné, nous abordons aujourd’hui, la bête noire de tous les travailleurs que nous sommes : la procrastination.

Ce sentiment désagréable qui survient, avec tout son lot de culpabilité, au moment où vous devez vous mettre au travail, et que vous reportez à plus tard.

On la décrit, depuis la nuit de temps, comme la “faiblesse de la volonté”. Pourtant, et si procrastiner était moins fatale et barbare qu’elle n’en a l’air ? Et si elle n’était pas synonyme de médiocrité ?

Car, rassurez-vous, il existe de nombreuses façons de vaincre le fait de toujours remettre au lendemain. Sans parler de méthodes miracles, nous vous proposons aujourd’hui de mieux la comprendre.

C’est à la portée de tout le monde : arrêter de procrastiner peut-être facilement intégré parmi ses bonnes habitudes.

Comprendre ce qu’il se passe pour arrêter de remettre à plus tard

Premièrement, pour lutter contre la procrastination, ce qu’il faut savoir qu’il est inutile de vous accabler. S’en vouloir parce que vous tardez à produire ce qu’on attend de vous, n’est pas une émotion constructive. 

D’autre part, la procrastination est un sentiment normal.

Elle est, par ailleurs, souvent synonyme à toute personne qui cherche à se dépasser et évoluer dans un domaine de compétences qu’elle ne maîtrise pas.

Comprendre les causes de la procrastination est un excellent début.

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Photo par Pedro da Silva sur Unsplash

Ensuite, même si le sentiment de procrastination peut vous submerger et laisser place à un marasme d’émotions, elle est en fait moins impressionnante qu’elle n’en a l’air si on revient à son origine. 

En la décortiquant, comme le fait l’auteur et chercheur dédié à ce sujet, Graham Allcott, on obtient une vision très simple et claire : le modèle DUST.

Il s’agit, en psychologie, d’une méthode anti procrastination.

Le modèle DUST à la rescousse

Pour arrêter de procrastiner, il s’agit de comprendre d’abord dans quelle situation on se trouve. On va essayer de répondre à une question pas toujours évidente: « Pourquoi je procrasitine? »

Ce modèle met en exergue les principales sources de la procrastination à travers 4 raisons principales. Si vous procrastinez, c’est que vous êtes forcément dans un des cas de figure suivants :

A) La tâche est difficile

Là, la dimension peut être double.

En effet, vous pouvez remettre votre travail à plus tard pour une raison rationnelle : vous n’avez pas les compétences pour le réaliser.

Ou pour une raison irrationnelle : un manque de confiance. Dans ce deuxième cas de figure, ce n’est pas la tâche qui est difficile, mais plutôt la perception que vous vous créez.

B) L’objectif ou l’exercice n’est pas clair

Ici, il s’agit d’incompréhension.

Les étapes sont obscures, et non décomposées.

Les tâches peuvent paraîtrent vagues, imprécises.

Les éléments que vous avez en votre possession pour terminer votre projet ne sont pas exploitables.

C) Le projet vous fait peur

Qu’il s’agisse de la peur de l’échec ou du jugement des autres, ou même des deux.

Parfois, le sentiment irrationnel prend le dessus et vous empêche d’aboutir.

D) Les tâches sont ennuyeuses

Rébarbatif et fastidieux, le travail que vous devez entreprendre ne stimule pas votre cerveau, il n’est pas motivant

Donc, comment arrêter de procrastiner?

Vous avez identifié dans quel cas de figure du modèle DUST vous vous trouvez?

Très bien, il ne vous reste plus qu’à trouver une solution adaptée.

Pour chaque cas de figure décrit au dessus, nous vous proposons des idées simples pour vaincre la procrastination.

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Photo par Johnson Wang on Unsplash

Quand votre travail vous semble trop difficile: il s’agit donc d’aller rechercher davantages de connaissances pour parer à ce sentiment.

Lorsque votre projet n’est pas clair: trouver des moyens simples pour le rendre plus compréhensible. Osez poser plus de questions, décomposer les différentes étapes qui vont vous conduire à la concrétisation. Et utiliser des verbes à l’infinitif pour cibler une action précise afin de décrire votre tâche. Soyez directif avec vous même pour mieux comprendre et donc arrêter de repousser au lendemain.

Pour lutter contre la peur de l’échec: engagez-vous publiquement sur une date de sortie de votre travail. Parlez-en, désacralisez votre projet. 

Et enfin, afin de rendre votre mission ennuyeuse plus excitante : récompensez-vous à chaque avancée. S’il s’agit d’une tâche pénible, construisez un modèle pour fluidifier cette tâche. Modèle que vous pourrez réutiliser lorsque la même tâche se présente à nouveau.

Pour conclure, nous vous proposons d’apporter une bonne dose d’humour, comme le fait Tim Urban dans son intervention TEDx sur la procrastination.

Désamorcez-la.

Et rassurez-vous.

Laissez le temps de faire les choses est également une bonne philosophie.

Car si vous procrastinez, c’est sûrement parce que vous êtes en train de travailler sur quelque chose de plus grand que vous n’avez encore réalisé.